20081103

Dangereuse Bangkok !

Bangkok Dangerous, c'est un film des frères Pang, réalisateurs thailandais super connus à qui l'on doit the Eye. Mais pas celui avec Jessica Alba. L'original chinois sorti en 2002.

Bangkok Dangerous, la version 1999, ca raconte l'histoire d'un tueur a gage sourd muet. Il souffre depuis d'une réelle incapacité à communiquer et s'est enfermé dans une carapace de dureté. Il vit avec son ami et frère d'arme, Jo. Celui-ci a été contraint d'arrêter cette profession depuis qu'il s'est pris une balle dans la main droite lors de l'exécution d'un contrat. Incapable de communiquer, Kong voit sa vie bouleversée par l'arrivée de Fon, une jeune pharmacienne dont il tombe amoureux...

Visuellement très catchy, comme les productions asiatiques, Bangkok Dangerous 1999 fait parti de ses films qui, même s'ils ne sont pas spécialement impressionnant et surmédiatisé, fait parti de la liste des films qu'il faut avoir vu pour faire un tour exhaustif du cinéma d'action asiatique. Distrayant, plein de bonnes idées et de trouvailles visuelles sympathiques qui ont ensuite été surexploitées dans le cinéma occidental.

Bangkok Dangerous 2008, avec Nicolas Cage est assez différent. Déjà, Nicolas Cage (Joe) n'est pas asiatique. Difficile de lui faire porter le nom de Kong, même si c'aurait été très drôle. Kong, c'est le pickpocket que Joe emplois pour aller chercher ses contrats. Joe est le genre de hitman qui vit selon un code. Code qui lui interdit toute erreur et donc forge sa réputation de celui-qu'il-faut-engager-si-on-veut-être-sûr-que-le-boulot-sera-fait. Sauf que ce tueur professionnel va rencontrer l'amour en la personne d'une jeune pharmacienne sourde et se lier d'amitié avec Kong. Et qu'au final, ben il sera plus aussi bon que d'habitude.

Ca aurait pu être un bon remake sauce américaine. On peut aisément considérer Bangkok Dangerous comme un pilier du cinéma asiatique. Mais il aurait fallu prendre un autre acteur. Parce que Nicolas Cage, cheveux longs et la calvitie apparente, ca fait pas trop rêver. Il aurait aussi fallu s'en tenir au scénario de base, qui était pas mal. Mais Nicolas Cage qui ne dit pas un mot de tout le film, c'est pas très vendeur. De plus, il (sur)joue cet homme torturé, qui s'interdit le bonheur, d'une manière assez ennervante : comme Nicolas Cage. Comprendre de manière plaintive, comme s'il portait tous les mots de la Terre sur son dos. Ca décrédibilise complètement sa transformation, lorsqu'il rencontre son âme soeur (la pharmacienne sourde). Au final on reste sur sa faim et ce même si on en attendait pas beaucoup et l'on ne peut pas s'empêcher de ruminer de mécontentement parce que niveau réalisation, les frères Pang offrent des scènes vraiment sympa (comme la scène des pickpockets) et des plan qui donnent envie d'aller visiter Bangkok.

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